Les relations politiques

La France et le Zimbabwe entretiennent des relations diplomatiques depuis l’indépendance de ce pays en 1980. Le Zimbabwe a régulièrement participé aux sommets France - Afrique jusqu’en 2003. L’absence de contentieux politique bilatéral particulier constitue un atout alors que le redressement économique du Zimbabwe s’amorce.

Cependant, la situation politique au Zimbabwe, en particulier les graves violations des droits de l’homme, a amené en 2002 le conseil de l’union européenne à adopter des mesures restrictives contre certaines personnalités zimbabwéennes. Dans ce contexte, les relations politiques bilatérales entre la France et le Zimbabwe sont limitées depuis cette date.

A la suite des élections législatives de 2008, gagnées par l’opposition (MDC), et des troubles qui ont accompagné l’élection présidentielle, un accord de partage du pouvoir a été signé par le président Robert Mugabe, le chef de l’opposition Morgan Tsvangirai et le leader du MDC-M, Arthur Mutambara. Un gouvernement d’union nationale a été formé en février 2009, M. Tsvangirai étant nommé Premier ministre.

La France se félicite de ces développements encourageants et apporte son soutien à ce gouvernement d’union. Elle souhaite que l’ensemble des engagements pris dans l’accord politique global soient mis en œuvre et soutient, dans ce sens, la reprise du dialogue politique entre l’Union européenne et le Zimbabwe.

Après une visite à Harare, le 29 mai 2009, de la Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, Mme Idrac (première visite française de haut niveau depuis janvier 1996), la France a accueilli, du 24 au 26 juin, le Premier ministre Tsvangirai dans le cadre d’une visite officielle en France. Cette visite avait pour objectif de témoigner du soutien de la France à la sortie de crise actuellement en cours, à l’action du gouvernement d’union et à la volonté de réforme du Premier ministre.

La France estime par ailleurs que le rétablissement de l’état de droit et la fin des violations des droits de l’homme (notamment la liberté d’expression, de réunion et des médias) constituent un élément indispensable à la normalisation complète des relations. L’adoption d’une nouvelle constitution à l’issue d’un processus inclusif et participatif, et l’organisation de nouvelles élections libres et justes sont, quant à elles, la seule voie vers une sortie de crise définitive.

publié le 11/12/2009

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