Visite en France de Morgan Tsvangirai, Premier ministre du Zimbabwe (17 au 19 novembre 2008).

M. Morgan Tsvangirai, Premier ministre désigné et dirigeant du Mouvement pour le changement démocratique au Zimbabwe, vainqueur des élections législatives et du premier tour des élections présidentielles du 29 mars dernier, a effectué une visite en France du 17 au 19 novembre.

Après avoir participé à Strasbourg aux Journées européennes du Développement, M. Tsvangirai s’est rendu à Paris en compagnie de Bernard Kouchner. Outre ses entretiens avec le ministre des Affaires étrangères et européennes, il a été reçu par le Secrétaire général de la présidence de la République et a été auditionné par la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale et par la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat.

En recevant M. Tsvangirai, le ministre a salué son courage personnel, sa détermination à faire enfin prévaloir la démocratie et l’Etat de droit au Zimbabwe et son engagement à mettre tout en oeuvre pour améliorer la vie quotidienne des Zimbabwéens durement éprouvés par la crise dans laquelle leur pays est plongé depuis des années. Le ministre a ainsi souligné la volonté de la France et de l’Union européenne de maintenir leur aide humanitaire en faveur de la population du Zimbabwe.

Bernard Kouchner a également rappelé le soutien de la France aux négociations visant à parvenir à un compromis reflétant le verdict des urnes, c’est-à-dire la volonté de changement clairement exprimée par le peuple zimbabwéen le 29 mars.

Lire la conférence de M. Bernard Kouchner et du Premier ministre du Zimbabwe, M. Morgan Tsvangirai, à l’issue de leur entretien - propos de M. Kouchner - (Paris, 18 novembre 2008)

"Il faut aider beaucoup plus, malgré la question des sanctions. Je vous laisse deviner le difficile choix entre ces deux actions, mais elles sont complémentaires, bien sûr, d’une certaine façon. La situation humanitaire du Zimbabwe n’est pas bonne. Elle est même catastrophique pour près de 80 % de la population."

publié le 10/12/2009

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